Running
COMMENT CHOISIR SES CHAUSSURES DE COURSE A PIED ?
De prime abord, courir semble être une activité sportive simple et accessible à tout un chacun. Une paire de « baskets » et nous voilà partis….
Puis, à la réflexion, il s’avère que ce mouvement ,que constitue la foulée, est répété plus de 6000 fois par pied sur une distance de 10 kilomètres. Que l’impact, à chaque foulée, représente environ deux fois le poids du coureur entraînant, de ce fait, un réel besoin d’amorti et de stabilité. Enfin, que d’autres facteurs spécifiques tels que la façon de poser le pied au sol, le type de terrain sur lequel on coure habituellement, la résistance ou la fragilité physiologique personnelle du coureur et la fréquence de la pratique sportive, nous obligent à admettre que nous sommes tous différents pendant que nous courrons…
Dès lors, choisir "chaussure à son pied" demande l''avis de spécialistes.
Divers paramètres sont essentiels avant de se lancer dans l''achat. Pronateur, supinateur, universel, votre type de foulée, de course, votre pratique en compétition, en entraînement, en loisirs… Des questions auxquelles vos conseillers TRAINING 7 pourront vous donner les réponses adéquates.
Depuis de nombreuses années maintenant, des recherches en biomécanique contribuent à améliorer le concept de la chaussure de course à pied. D’autre part, la chimie à permis d’apporter une réponse efficace quant aux matériaux constituants. Il en résulte la création de chaussures très élaborées dont le seul but est de vous procurer le plaisir et la sécurité durant la pratique de votre sport.
1 - ANATOMIE DE LA CHAUSSURE
1. Zone d'amortissement Toute bonne chaussure doit impérativement proposer une zone d'amortissement efficace. En général, l'attaque sera extérieure au talon et un matériau complémentaire viendra parfaire l'amortissement initialement effectué par une mousse micro cellulaire (EVA). Selon les marques, différents matériaux seront utilisés (Gel, Adiprène, Air, Dmx, etc...). Toutes ces matières ont des avantages et des inconvénients. Les systèmes Air sont fragiles et instables même si le Zoom Air de Nike s’est bien amélioré. Le SpEva résiste mieux au tassement dans le temps.
Particularité ASICS : GEL arrière
Concept révolutionnaire d’amorti mis au point en 1986, il transforme l’onde de choc générée par l’impact au sol en énergie positive. Un volume et une densité calculés au plus juste conservent toute sa stabilité à la chaussure, le pied suit la trajectoire idéale. A base de silicone, le concept GEL ASICS ne perd pas ses capacités avec le temps, ses performances restent constantes. 2 Zone de déroulement et de contrôle Un maintien optimal en déroulement permet d'éviter les désaxes du pied lors de la pleine charge et ainsi une meilleure répartition des tensions. C'est à ce stade que la chaussure peut corriger la position du pied, si nécessaire. Certaines chaussures sont dites neutres, anti-pronatoires ou parfois anti-supinatoires.
Particularité ASICS : DuoMax
Le maître de la pronation. Mouvement naturel pour 95% des coureurs, cette rotation interne, légère ou prononcée doit être sous contrôle. La bi-densité Duomax, située sur la face interne de la chaussure, soutient la course du pied et assure la stabilité de l’ensemble.
Particularité ASICS : Solyte
Brevet ASICS. Nouveau matériau sans EVA, à base d’un nouveau copolymère qui rend la semelle intermédiaire exceptionnellement légère tout en restant dynamique et résistante. Un gain de 10 % sur le poids total de la chaussure.
3 Zone de flexion Constituée d'encoches, permet une meilleure pliure du pied pour un passage optimal à la foulée suivante. Egalement équipée d'un amortisseur complémentaire de pression sous l'articulation du gros orteil.
Particularité ASICS : I.G.S.
Positionnement calculé d’encoches de flexion qui guident la chaussure pour que la trajectoire du pied soit la plus proche du mouvement idéal. Pronateurs, universels ou supinateurs trouveront dans l’I.G.S le concept adapté à leur foulée. Son action sera complétée par le Duomax et le TrussTic/Duotruss. 4 Zone de propulsion Affinement de la semelle pour une meilleure bascule vers la foulée suivante. Qualité de semelles plus tendre pour une meilleure accroche au sol.
Particularité ASICS : GEL avant
Concept révolutionnaire d’amorti mis au point en 1986, il transforme l’onde de choc générée par l’impact au sol en énergie positive. Un volume et une densité calculés au plus juste conservent toute sa stabilité à la chaussure, le pied suit la trajectoire idéale. A base de silicone, le concept GEL ASICS ne perd pas ses capacités avec le temps, ses performances restent constantes. 5 Trottoir avant Zone de protection. Celle-ci a de particulier qu'elle doit résister aux agressions extérieures et protéger le pied confortablement. Seuls des compromis de matières le permettent. Le "rhino skin" Asics est un exemple de réussite.
6 Zone latérale Principale zone d'aération. Lors de la pratique de la course à pied, les déplacements latéraux sont rares. Cette zone ne contient donc pas de renforts particuliers. En revanche, le pied produit une quantité non négligeable de transpiration qui s'évacuera facilement grâce au nylon mesh alvéolé.
7 Coque interne L'impact du pied sur le sol est habituellement situé sur le bord externe du talon. Le pied, même en cas de pronation, est en désaxe externe lors de l’impact au sol. Le rôle de la coque interne est donc capital afin de soutenir ce mouvement et essayer de replacer le pied dans l'axe. De plus, cette partie de la chaussure doit être rigide mais confortable, ce qui n'est pas facile à obtenir.
8 Capitonnage Elément de confort. Dans certain cas, le rembourrage est constitué de matière malléable permettant de personnaliser la chaussure. Un plus !
9 Zone de laçage Le problème du laçage est important. Trop serré, le pied s'endort. Pas assez, le pied bouge. Certains types de laçage permettent de caler le talon tout en permettant une liberté de mouvements des orteils et sans contraindre le pied.
Particularité ASICS : Laçage asymétrique
Un système de lacets qui suit la forme du coup de pied de manière naturelle a été mis en place pour garantir une adaptation parfaite et moins de friction.
10 Zone d'aération Même nylon mesh que sur les côtés de la chaussure. Certaines chaussures sont imperméables mais moins aérées.
11 Empeigne modulable Particularité ASICS : Biomorphic fit
Biomorphic Fit technology permet à la chaussure de se déplacer en harmonie avec le pied, ce qui donne plus de confort, tout en mouvement. Ce qui signifie que la chaussure ne frotte pas sur le pied, réduisant ainsi le risque de cloques ou d'irritation.
12 Semelle intérieure Particularité ASICS : ComforDry sockliner
Grâce à la structure micro cellulaire de l’Ortholite, cette nouvelle semelle de propreté procure un plus grand confort, une meilleure résistance à l’abrasion et une très bonne circulation de l’air autour du pied, créant ainsi un environnement « sec et frais ». Traitement anti-odeurs, anti-moisissures et anti-bactéries
Particularité ASICS : PHF
Le Personal Heel Fit (PHF) est une autre technologie d'ASICS qui permet un meilleur maintien du pied féminin - et également masculin. Utilisant une mousse à mémoire de forme dans la doublure du talon, le PHF prend la forme du talon du porteur de la chaussure pour créer un chaussant confortable et non-irritant.
2 - CONSULTATION CHEZ LE PODOLOGUE
Le pied vous parait solide sur le plan architectural et musculaire mais en fait c'est un être très fragile. Il est grec (le deuxième orteil est plus long que le premier), il est égyptien (le gros orteil est plus long que le second), il est carré (les premiers et deuxièmes orteils sont de même longueur). Mais il peut aussi être " plat ", " creux " avec " varus ", " valgus ".
Si vous pratiquez de façon occasionnelle ou intensive une activité physique, une consultation chez un podologue s'avère indispensable. La prévention est un atout en matière de santé. D'autres spécialistes tels que l'ostéopathe, le posturologue, le biokinergiste, le dentiste, l'ophtalmologiste, et le médecin pourront compléter l'examen et parfaire votre bilan préventif ou curatif.
Qu'est ce qui peut vous amener à consulter de façon préventive ? - Une envie de vous mettre à la course à pied
- Une reprise d'activité
- Une usure anormale de vos chaussures (rapide, importante ou asymétrique)
- Des douleurs diffuses
- Un manque de souplesse
Les problèmes nécessitant des examens de postures et de podologies - La fracture de fatigue
- Des douleurs lombo-pelviennes (pubalgie, tendinite du moyen fessier, lombalgies...)
- Des douleurs au niveau du genou (syndrome de la bandelette ilio-tibiale, tendinopathies rotuliennes, lésions méniscales...)
- Des douleurs au niveau de la jambe (périostite, tendon d'Achille...)
- Des douleurs au niveau de la cheville et du pied (lésions de l'aponévrose plantaire, les arthropathies micro traumatiques...)
L'examen idéal - Interrogatoire pour évaluer les antécédents familiaux (pieds plats, pieds creux), personnels (traumatiques directs ou indirects) et les signes fonctionnels (douleurs).
- Inspection mettant en évidence les signes fonctionnels.
L'idéal étant de réaliser un bilan postural global, cela permet d'intégrer le trouble dans un contexte général. On mettra ainsi en évidence des anomalies statiques. L'examen du coureur sera complété par une visualisation de l'appui monopodal, des axes des membres inférieurs et de l'état des chaussures. Une analyse dynamique en course ou en marchant est aussi indispensable.
- Une palpation zone par zone est conseillée et renseigne sur les points d'appui, la mobilité et les douleurs.
- L'examen podoscopique (empreinte bipodale et monopodale), un examen podométrique (plate forme) et un examen dynamique.
- Examen de clichés radiographiques, scanners, IRM, échographies.
De ces déformations podales, peuvent se dessiner des gonalgies, des coxarthroses, des entorses à répétition. Mais dans la majorité des cas, il s'agit de pieds adaptatifs. Le pied fait partie d'un système global informatif ce qui le rend interactif et interdépendant au système. Il constitue surtout un système tampon majeur, il est donc primordial d'inclure ce capteur dans une logique de traitement global.
3 - LES CRITERES DE CHOIX
LE MORPHOTYPE Afin de déterminer votre type de pied, vous devez effectuer des foulées avec déroulement du pas. Notre système RSSCAN nous permet de vous « classifier ».
- Une allure " universelle " se caractérise par une arrivée au sol par la partie postéro-externe du talon, il s'ensuit une pronation, un écrasement ostéo-articulaire et une extension du pied, flexions des orteils dans la phase de propulsion. Le pied reste stable et ne déverse ni à l'intérieur ni à l'extérieur.
- Une allure pronatrice se distingue, si en courant, lors de votre contact au sol votre pied part à l'intérieur de façon exagérée et l'avant pied pivote vers l'extérieur. La chaussure a tendance à être usée à l'intérieur.
- Une allure supinatrice, correspond à une tendance du pied à partir vers l'extérieur avec un avant pied qui s'enroule vers l'intérieur. La chaussure a tendance à être usée vers l'extérieur.
Selon les morphotypes, il est conseillé de prendre des chaussures adaptées, les matériaux sont alors plus fermes pour limiter l'écrasement à l'intérieur ou à l'extérieur de la semelle. Mais vous pouvez si la pronation ou la supination ne sont pas tellement prononcées, optez pour une chaussure universelle avec des semelles correctrices. Il existe différents types de semelles, soit polyvalentes pour les coureurs occasionnels, soit conçues pour la pratique de la course à pied. Dans ce cas précis, il est impératif de retirer la semelle interne de vos chaussures. Elles doivent être amortissantes et correctrices et réalisées par un spécialiste. Une vérification de leurs impacts sur l'ensemble du corps est nécessaire pour maintenir un équilibre postural.
L'ACHAT Pour choisir un modèle de chaussures, l'usage que vous allez en faire est primordial. Le sol, la durée de vos courses, la vitesse, la fréquence de vos sorties et votre type de préparation détermineront vos options.
- Il est temps de changer vos chaussures si vous décelez une usure des colles, une distension des coutures, une tige usagée, une usure de semelle importante, un tassement des mousses. De nombreux détails importants pour préserver votre capital " santé ".
- La durée de vie d'une paire de chaussures est d'environ 1200 à 1500 km. Si vous courez environ 50 km/semaine, changez de chaussures tous les six mois. Si vous dépassez les 80 km/semaine, changez tous les trois mois.
- L'essayage et les premières sensations sont essentiels. Votre pied ne doit ressentir aucune gène, aucune zone de frottement. Le pied doit être soutenu, vérifiez si l'arche plantaire est bien maintenue. Assurez-vous que le laçage ne comprime pas trop le pied. En quelques minutes, vous pouvez sentir si les appuis sont corrects et si la chaussure vous convient.
Tous ces tests nécessaires seront effectués par nos conseillers. En outre, vous pourrez, avant l’achat, essayer les chaussures en extérieur autant de temps qu’il vous plaira.
Le type de course - Une paire de running pour la piste doit présenter un atout de légèreté, l'amorti et la propulsion se situe sur l'avant-pied.
- Un marathonien ou cent bornard privilégiera l'amorti afin de limiter le risque de blessures, ainsi que le confort.
- Pour des courses de 10 km ou semi-marathon, il s'agira de trouver un bon compromis entre l'amorti, la légèreté et la stabilité.
- Pour des trails, l'accroche de la semelle, la respirabilité de la chaussure et les matériaux en goretex sont indispensables. Veillez à ce qu'elles possèdent une tige haute ou moyenne pour une meilleure protection contre les pierres qui se trouvent sur les chemins.
L'usage - Pour l'entraînement, on insistera sur des modèles qui offrent un certain confort, amorti, stabilité et durée.
- Pour un usage en compétition, on optera pour la légèreté et l'aspect dynamique de la chaussure, souvent au détriment de l'amorti et du confort. Ces chaussures serviront également pour les séances de fractionné.
La fréquence - Si vous courez de façon régulière, pensez à l'amorti et au confort.
- Si vous courez occasionnellement ou en complément d'une autre activité, privilégiez le confort et la stabilité pour des raisons de morphologie.
Votre poids et celui de la chaussure - Le poids de la chaussure est fonction du type de sorties. Pour des footings réguliers, préférez un modèle relativement lourd qui protège contre les chocs de façon efficace.
La pointure - Il est recommandé de prendre une pointure de plus que vos chaussures de ville, mais attention à ce que ce ne soit pas trop grand pour éviter le " flottement " générateur d'ampoules. Vous pouvez également mettre l'accent sur la largeur en fonction de votre coup de pied, en particulier les marathoniens (le pied enfle au fil de la distance).
- Pour une chaussure de compétition sauf marathon, une demi-pointure au dessus est suffisante.
Testez vos chaussures - Il est important de pouvoir tester vos chaussures environ durant quatre semaines avant votre épreuve et surtout sur une distance d'au moins deux heures si vous avez l'intention de participer à un marathon.